"Je n'ai pas pu m'empêcher de venir te voir. ça ne te dérange pas que je te tutoies? Parce que sinon, moi tu sais, je m'accomode de tout. Je suis prêt à prendre le vous. Bon, me voilà, je suis là. J'ai l'air con. Tu sais, je suis le dernier des dragueurs. D'une je ne sais pas m'y prendre, je me sens bête et je m'embrouille, tu le constates bien d'ailleurs, et de toute façon, moi, je suis trop timide. Enfin voilà. Qu'est-ce qu'il m'a pris, je ne saurais pas vraiment te le dire. ce que je fous là, j'le sais pas vraiment. Quoi que, enfin si je sais. Je suis là parce que toi, enfin vous, tu es belle. Tu es très belle. Et tu me dévores du regard. Voilà pourquoi je suis là. Alors exeptez si en fait tu me regardais parce que j'ai une tache quelque part ou de la salade entre les dents, je vais peut-être m'assoir à côté de toi. Tu sais, tu m'intriguais de loin. Tu ne manges pas beaucoup. Ta fourchette racle l'assiette, mais tu ne pioches rien dedans. Tu sais, je rafole des haricots, alors si tu ne les veux pas, je te les échange contre ma pizza. Si tu prefères. Moi, ça ne me dérange pas. Et puis tu avais le regard dans le vide aussi. J'espère que tu vas bien. Vraiment, j'espère. Tu as eu un petit sourire gêné quand on s'est mutuellement regardé. Il est beau ton sourire. Et tu as pris un peu de couleur. Tes joues ont rosi. ça t'allait bien. Comme maintenant. C'est épuisant de parler comme ça, j'me sens tellement con. Raconte moi un peu à ton tour. Si tu veux...".